
À PROPOS DE L'HTP
Greffe
La greffe pulmonaire peut constituer une option thérapeutique susceptible de sauver la vie de certaines personnes atteintes d’hypertension pulmonaire.

La greffe m’a permis de retrouver ces choses simples qui me semblaient autrefois hors de portée, comme monter un escalier sans avoir à prévoir où je devrais m’arrêter pour reprendre mon souffle, pouvoir voyager librement sans avoir à calculer le nombre de bouteilles d’oxygène dont j’aurais besoin, et passer du temps avec ma famille en profitant pleinement de ces moments que je craignais autrefois de manquer.
Izabelle Nicole Lamarre, diagnostiquée avec une HTAP en 2017, ayant subi deux greffes en 2020 et 2024, Ottawa (Ontario)
La greffe permet de guérir l’HTP, mais elle comporte elle-même d’importantes complexités médicales.
La greffe des deux poumons est le type de greffe le plus courant chez les patients atteints d’HTP. La greffe d’un seul poumon est moins courante que celle des deux poumons, mais peut convenir à certains patients atteints d’HTP.
La greffe cœur-poumon est moins courante et n’est pratiquée que lorsque le cœur et les poumons sont gravement endommagés et que le cœur ne peut pas se rétablir de lui-même.
Selon l’ICIS, au Canada, en 2025, on a effectué 51 transplantations pulmonaires unilatérales, 356 transplantations pulmonaires bilatérales et 2 transplantations cœur-poumon. Les transplantations pour l’hypertension pulmonaire ne représentent qu’une fraction de ce total.

Pour de nombreuses personnes atteintes d’hypertension pulmonaire, la greffe pulmonaire peut sembler une perspective écrasante. À partir de quand cette option est-elle envisageable? Qui en a besoin? En quoi consiste le processus? Le Dr John Granton, directeur du programme de traitement de l’hypertension pulmonaire à l’Hôpital général de Toronto et président du sous-comité des programmes du Comité médical canadien sur l’hypertension pulmonaire, vous présente les principes fondamentaux.
Toutes les personnes atteintes d’HTP ont-elles besoin d’une greffe?
« Non », explique le Dr Granton. « Nous ne connaissons pas vraiment le nombre exact. »
Les traitements modernes de l’HTP ont considérablement modifié le rythme de progression de la maladie, retardant — et parfois évitant — la nécessité d’une greffe. Cependant, certains patients ont encore besoin d’une greffe, en particulier ceux qui ne répondent pas au traitement ou qui souffrent de formes d’HTP à haut risque.
Toutes les personnes qui ont besoin d’une greffe ne sont pas admissibles à celle-ci, et toutes celles qui y sont admissibles ne choisissent pas nécessairement de subir une greffe. Un déconditionnement grave (lorsqu’une personne perd sa force physique en raison d’une maladie, d’une blessure ou d’un manque d’activité), un indice de masse corporelle élevé, le tabagisme, la consommation de substances psychoactives ou d’autres troubles médicaux peuvent rendre la greffe trop risquée.
À quel moment aborde-t-on la question de la greffe?
Le Dr Granton estime que la greffe devrait être abordée le plus tôt possible. Des discussions précoces devraient avoir lieu (p. ex. peu après le diagnostic) dans certaines formes d’HTP qui sont moins susceptibles de répondre au traitement. Des discussions devraient également avoir lieu lorsque l’état des patients s’aggrave ou qu’ils ne répondent pas aux traitements médicaux optimaux.
Le fait d’aborder le sujet ne signifie pas nécessairement une orientation immédiate vers l’équipe d’évaluation des greffes, mais cela donne aux patients et à leurs familles le temps de réfléchir à cette option et de s’y préparer.
Cela laisse également le temps aux patients de :
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Cesser de fumer
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Traiter leur consommation de substances psychoactives
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Perdre du poids
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Améliorer leur condition physique
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Renforcer leur réseau de soutien
« Si vous entamez soudainement cette conversation à la dernière minute, il leur sera tout simplement impossible de perdre du poids ou d’améliorer leur condition physique », explique-t-il.
Comment les patients réagissent-ils?
« Ce sera une conversation difficile pour les patients », dit-il franchement.
Certains patients sont choqués que leur médecin évoque la greffe comme une possibilité. D’autres sont soulagés d’en discuter ouvertement.
Éviter cette conversation peut toutefois s’avérer préjudiciable. « Je pense que vous commettez une injustice si vous n’avez pas cette conversation. »
Que se passe-t-il lors de l’évaluation en vue d’une greffe?
Le processus d’évaluation en vue d’une greffe est minutieux — et peut sembler épuisant. Les patients subissent des examens d’imagerie, des analyses sanguines, un cathétérisme cardiaque et une évaluation approfondie, au cours de laquelle ils rencontrent :
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Un médecin spécialiste en transplantation et un chirurgien
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Une infirmière coordonnatrice
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Une travailleuse sociale
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Un psychiatre ou un psychologue
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Un physiothérapeute
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Un nutritionniste
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Un anesthésiologiste
La travailleuse sociale évalue les réseaux de soutien du patient. La transplantation n’est pas le genre de processus que l’on peut traverser sans aide. « Il faut tout un village », déclare le Dr Granton.
Le physiothérapeute évalue la force musculaire et prescrit des exercices. Les nutritionnistes préparent les patients aux changements alimentaires liés aux stéroïdes.
La durée de l’évaluation peut varier d’une semaine (pour les patients gravement malades) à plusieurs mois. Une fois que le patient a terminé les évaluations, l’équipe de transplantation se réunit pour examiner son dossier.
Les patients peuvent être :
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Ajoutés à la liste d’attente de transplantation
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Inscrits sous condition (en attendant une perte de poids ou d’autres changements)
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être reportés, s’ils n’ont pas encore besoin d’une greffe mais pourraient en avoir besoin à l’avenir.
Que se passe-t-il si une personne est admissible?
Si une personne est inscrite sur la liste, sa priorité pour une greffe dépend de la gravité de sa maladie. Le délai d’attente avant une greffe dépend également de son groupe sanguin, de sa taille et de son statut en matière d’anticorps.
Le délai d’attente moyen pour une greffe est d’environ six mois (là encore, en fonction de l’urgence et d’autres facteurs), bien qu’il varie considérablement.
À quoi ressemble la vie sur la liste d’attente?
Les patients doivent se tenir prêts à se rendre à l’hôpital à tout moment. Leur capacité à se déplacer est limitée.
« Les gens ont souvent l’impression d’être pris en otage, de mettre leur vie entre parenthèses, pour une durée indéterminée », explique le Dr Granton.
Parallèlement, on encourage les patients à rester actifs et à améliorer leur condition physique. La « préhabilitation » améliore les résultats de la greffe.
Que se passe-t-il pendant l’intervention chirurgicale?
La plupart des patients atteints d’hypertension pulmonaire subissent une double greffe pulmonaire au cours d’une intervention chirurgicale d’une durée de 8 à 12 heures.
Par la suite, les patients ont un tube respiratoire dans leurs voies respiratoires et sont reliés à un ventilateur jusqu’à ce qu’ils soient prêts à respirer par eux-mêmes. Certains peuvent avoir besoin d’un soutien temporaire par ECMO (machine cœur-poumon). Des drains thoraciques sont mis en place pour permettre l’évacuation de l’air, des liquides et du sang.
Si tout se passe bien, les patients restent aux soins intensifs pendant environ une semaine et à l’hôpital pendant environ un mois. La réadaptation commence rapidement.
À quoi ressemble la vie après une greffe?
Une greffe nécessite un suivi à vie. Les patients retournent régulièrement à l’hôpital pour des tests respiratoires, des tomodensitométries, des bronchoscopies et des biopsies.
Les médicaments immunosuppresseurs, pris pour prévenir le rejet des nouveaux poumons, doivent être pris à vie, mais ils augmentent le risque d’infection et de cancer.
Le rejet chronique — appelé dysfonctionnement chronique de l’allogreffe — demeure le plus grand défi à long terme. Après la greffe, les patients survivent en moyenne de 7,5 à 8 ans, bien que bon nombre d’entre eux vivent plus longtemps.
Le Dr Granton décrit la greffe comme « l’échange d’une maladie contre une autre ». L’HTP est remplacée par la prise en charge chronique de la greffe. Pour de nombreux patients, cependant, cet échange en vaut la peine. Ils souffrent moins d’essoufflement et bénéficient d’une plus grande autonomie. La plupart, dit-il, choisiraient de le refaire.
Contribution du Dr John Granton, directeur du programme de traitement de l’HTP à l’Hôpital général de Toronto, Toronto (Ontario), interviewé par Kimberly Brunelle d’AHTP Canada
Greffe pulmonaire et HTP : les notions de base
Greffe pulmonaire et hypertension pulmonaire : les notions de base
Webinaire 2026
Le Dr John Granton vous guide tout au long du parcours de greffe, du début à la fin.
Ensemble, nous explorerons les différentes étapes, depuis la toute première conversation au sujet de la greffe, en passant par le processus d’évaluation, la gestion de la liste d’attente, l’intervention chirurgicale et la convalescence. Que vous envisagiez une greffe, que vous souteniez un proche ou que vous souhaitiez simplement mieux comprendre ce processus complexe, cet enregistrement vous offre des explications claires et des renseignements pratiques qui vous aideront à vous sentir mieux informé et mieux préparé.
Vidéos

Je suis passé de l’incapacité de monter les escaliers seul à la possibilité de jouer au hockey, de soulever des poids et de mener une vie active : la greffe m’a non seulement redonné mon autonomie, mais m’a aussi offert la chance de vivre ma vie comme n’importe qui d’autre. Sans la greffe, je ne serais pas ici aujourd’hui. La décision d’un donneur m’a donné la chance de vivre.
Braden Gendron, chez qui une HTAP a été diagnostiquée en 2003, bénéficiaire d’une double greffe pulmonaire en 2009, Hampton (N.-B.)

Une course contre la montre : pourquoi je ne suis pas encore prête à recevoir de nouveaux poumons
Jane Sernoskie, atteinte d’HTAP depuis 2016, Ottawa (Ontario)
Article vedette du numéro de 2026 de « Liaison »
Entendre les mots « Il est temps de discuter d’une double greffe pulmonaire (DLT) » attire l’attention de n’importe qui. Lorsque j’ai reçu un diagnostic d’hypertension artérielle pulmonaire idiopathique (HAPI) en 2016, je savais qu’une double greffe pulmonaire pouvait être une option, mais je pensais avoir encore de nombreuses belles années devant moi avec mes propres poumons. Mon médecin m’a expliqué que je devrais subir un « bilan médical », une série d’examens réalisés par l’équipe de transplantation de l’Hôpital général de Toronto (TGH) afin de déterminer mon admissibilité et mon niveau de priorité. Il m’a vivement conseillé d’entamer le processus dès maintenant afin que mon état ne s’aggrave pas au point où je risquerais de ne plus être admissible. J’ai décidé de donner suite, y voyant un « filet de sécurité » au cas où mon état se détériorerait. Le bilan a pris des mois, car je me remettais également de deux AVC et mon agenda médical était déjà bien rempli. Les examens étaient exhaustifs : densitométrie osseuse, échocardiographie, cathétérisme cardiaque droit, échocardiographie transœsophagienne, tests de fonction pulmonaire, et bien d’autres encore. Finalement, j’ai fait un voyage de cinq heures jusqu’au TGH pour signer les documents d’inscription sur la liste d’attente. Ce voyage a concrétisé ce filet de sécurité. Je n’étais ni enthousiaste ni effrayée; je sentais simplement que je devais le faire. J’ai un petit garçon à la maison qui a besoin de sa maman, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela soit possible. Jusqu’à ce moment-là, j’avais repoussé sous l’eau le ballon de plage que représentaient mes émotions. Tout cela a changé lors de la rencontre avec le chirurgien thoracique. Entendre parler de l’opération — les dommages physiques causés par l’ouverture du corps — a été difficile, même en sachant que cela pourrait me sauver la vie. Mais le plus grand choc a été la date possible de l’intervention. J’étais allée à Toronto pour mettre en place un filet de sécurité, pas pour agir immédiatement. Lorsque le chirurgien m’a dit que je pourrais subir une greffe dans quelques mois, le ballon de plage d’émotions que j’avais maintenu sous l’eau a éclaté, me remplissant les yeux de larmes. Je voulais essayer le nouveau traitement contre l’HTAP, le sotatercept, dans l’espoir de gagner du temps avant de devoir vivre avec les poumons de quelqu’un d’autre. Ma gestionnaire de cas m’a appelée pour m’annoncer que j’étais inscrite en priorité 2. Je m’attendais à être classée en priorité 1, le niveau d’urgence le plus bas. Lors d’une séance de physiothérapie, une dame m’avait demandé quand mon mari avait subi sa greffe, pensant qu’il était le patient. Lorsque je marchais à un bon rythme sur le tapis roulant, cela avait surpris les patients autour de moi et renforcé mon incrédulité quant à l’urgence de la greffe. Être considérée comme un cas plus urgent a été une surprise indésirable. Heureusement, grâce au plaidoyer des médecins, de ma famille, de mes amis, des politiciens, de Merck et d’AHTP Canada, j’ai pu avoir accès au sotatercept plus tôt que prévu, et ce traitement a commencé à m’aider à vivre mieux et plus longtemps avec mes propres poumons. Je prie pour que cela continue pour moi et pour mes « PHellow PHighters ». Je suis tellement reconnaissante d’avoir cette chance. Même si je sais qu’un jour j’aurai besoin de poumons d’un donneur, pour l’instant, je vais « me battre » de toutes mes forces avec mes propres poumons.
Que pensent les patients atteints d’hypertension pulmonaire de la greffe?
Côte à côte dans l’adversité : la transplantation est un parcours à deux
Valérie Plouffe, aidante d’une personne atteinte d’HTP, Gatineau (Québec)
Article vedette du numéro de 2016 de « Liaison »
My partner, Francisco, was diagnosed with pulmonary hypertension in 2010. He began experiencing symptoms of this degenerative disease in 2009 and it took a year before he received a proper diagnosis. Everything changed in our life at that moment. At the time, he was treated for right-heart failure and, after several hospitalizations at the Hull Hospital, he was finally transferred to the Jewish General Hospital in Montreal for more advanced tests. This is where we learned the bad news. Initially, when the doctor told me that my partner was suffering from PH, I did not know what it was. This disease is so rare that few people know about it. However, when I learned of all the implications of the disease, my world collapsed and I was devastated. The doctor explained to me that even with the drugs, the disease would continue to progress and as a last resort, Francisco would need a lung transplant. His life expectancy then was between four and six years. Learning to live with PH was difficult, both for him and for me. Our lifestyle changed completely. Physical activities and family walks, those were over for us. The disease was about to take away what is most essential to Francisco’s life: breathing. Seeing my partner always sick and losing his breath at the slightest effort made me feel helpless. It was a difficult reality to live with and I often had to hide so he wouldn’t see me cry in front of him. He often had to be hospitalized and the idea that I could lose him at any moment was very stressful. I was overcome by fear. The children asked me a lot of questions because they saw that their father was not in very good condition. In order not to worry them, I simply told them that he was suffering from a nasty flu. During my experience as a caregiver, there was a particularly touching moment. It was December 2015, and Francisco was then hospitalized at the Ottawa General Hospital. When I went to see him, he was very ill and the doctors told me that he had reached the last stage of the disease and could leave us at any time. He took my hand and said: “Do not worry, everything will be fine. I’ll get through it. I will stay strong for the kids and for you. I refuse to let myself go.” These words touched me deeply. It was a hard and very painful moment. But on the other hand, it was wonderful to see his strength and his will to fight in order to survive. The best part is that he was right. Francisco received a lung transplant on January 5, 2016. Before receiving his transplant, he was connected to an ECMO machine, which provides oxygenation through an extracorporeal membrane. This machine kept him alive because the oxygen level in his blood was very low and he had trouble breathing by himself. Transplant became his only option to survive and we had to fill out consent forms to start the process. We are residents of Gatineau, where there is no lung transplantation program, so my partner had to be relocated to Toronto to wait, receive, and recover from his lung transplant. We were separated for three months, during which I had to learn to live differently and manage my loneliness because normally we are inseparable. However, the most difficult thing was to see my children, who were eight and five at the time, suffer from his absence. Even though we talked to him every day via teleconference, they asked me regularly when Daddy would come back home. At their age, they had no sense of time and three months for them could seem like only a few days. I was very moved when I learned that lungs were available for Francisco. I was surprised and happy, and I jumped around like a child. My partner was admitted to Toronto General Hospital on December 28, 2015 and I got the news the morning of January 5th. For me, it was a miracle; he finally had two good lungs in perfect health! A precious gift of life. Throughout this ordeal, I was surrounded by my family and friends, this is what helped me get through it. I must particularly thank my sister-in-law, Tanya, and my brother-in-law, Roberto, who greatly helped and supported us. I was lucky to receive a lot of moral support and encouragement from them. Without their help, it would have been much more painful. Talking to my partner every day and learning of his progress also gave me the strength to move forward and smile along this journey. To a family in a situation similar to ours, I would say to not get discouraged and stay strong! We must never lose hope. I also believe that it is important to educate people to sign their card for organ donation, because life is the biggest gift we can give. It is thanks to Francisco’s transplant that a new life began for us. His health now allows him to live a normal life. We resumed a few of our activities such as taking walks and doing other exercises. He can finally be active without suffering from breathing difficulties. What a change! We are enjoying life to the fullest and are making plans for the future. This ordeal has brought us closer than ever and we want to get married. My partner will resume his studies and eventually return to work. We would like to travel and enjoy all the beautiful moments of life. It is so important.
Que pensent les aidants de la greffe?
Réadaptation pulmonaire chez les candidats à une greffe pulmonaire atteints d’HTAP
Article de mise à jour sur la recherche publié dans « Liaison » en 2026
Rédigé par : Robyn Kalda, gestionnaire, Recherche et politiques
Révisé par : Dre Rhea Varughese, Programme d’hypertension pulmonaire de l’Université de l’Alberta, Edmonton (AB)
Maha Munawar, Lisa Wickerson, Chaya Gottesman, Aislinn Braun, Sahar Nourouzpour, Marc de Perrot, Lianne G. Singer, Shaf Keshavjee, John Granton et Dmitry Rozenberg. Réadaptation pulmonaire chez les candidats à une greffe pulmonaire atteints d’hypertension artérielle pulmonaire. Respiratory Medicine 2024, 234:107816. Contexte. On sait que l’entraînement physique supervisé est sécuritaire et efficace chez les personnes atteintes d’HTAP légère ou modérée, et on sait que la capacité d’effort avant la greffe est associée à de meilleurs résultats et à des séjours hospitaliers plus courts après une greffe pulmonaire. Mais la réadaptation pulmonaire est-elle sécuritaire et efficace chez les candidats à une greffe pulmonaire atteints d’HTAP grave? Cette étude a examiné l’impact de la réadaptation pulmonaire chez les personnes atteintes d’HTAP grave inscrites sur une liste d’attente pour une greffe pulmonaire. Résultats. Les chercheurs ont étudié 40 candidats à la greffe pulmonaire atteints d’HTAP qui ont suivi un programme obligatoire de réadaptation pulmonaire en consultation externe supervisée, à raison de trois séances de 90 minutes par semaine, pendant qu’ils attendaient leur greffe. Ces séances comprenaient des exercices d’aérobie sur un tapis roulant ou un vélo stationnaire, ainsi que de la musculation ciblant à la fois les muscles du haut et du bas du corps. Les participants ont augmenté leur distance de marche en six minutes (6MWD) de 18 mètres en moyenne pendant qu’ils attendaient une greffe (la moitié d’entre eux a attendu plus de 225 jours, l’autre moitié moins). Les mesures de la consommation d’oxygène, du volume musculaire et de la quantité d’oxygène que les participants étaient capables d’utiliser pendant l’exercice, comparativement à celle consommée en position assise au repos, ont toutes montré des améliorations modestes mais significatives. Les mesures relatives à l’essoufflement et à la fatigue des jambes n’ont pas changé. Le cœur de la plupart des participants restait incapable de compenser pleinement l’effort physique et les participants n’ont pas pu augmenter suffisamment leur fréquence cardiaque lors de l’exercice. Aucun incident majeur lié à la sécurité n’a été signalé dans le cadre de l’entraînement physique. Implications. Cette étude a démontré que les participants inscrits sur une liste d’attente pour une greffe pulmonaire et ayant pris part à une réadaptation pulmonaire ont maintenu ou amélioré leur capacité d’effort en toute sécurité, malgré les symptômes importants associés à une hypertension artérielle pulmonaire grave. Une augmentation de 18 mètres de la 6MWD n’était pas statistiquement significative. Cependant, d’autres études ont constaté une diminution de la distance parcourue en 6 minutes chez des participants similaires sur des périodes plus courtes; les chercheurs de cette étude ont donc estimé que la capacité des participants à maintenir leur distance parcourue en 6 minutes en attendant leur transplantation était un résultat positif. Les études futures devraient se pencher sur les résultats post-transplantation. Elles devraient également examiner les programmes d’exercice à domicile et hybrides, ainsi que les programmes en personne, et rechercher les meilleures façons pour les participants de reprendre la réadaptation pulmonaire après une hospitalisation.
Recherche sur l’hypertension pulmonaire et la transplantation
Supports
Groupe de soutien aux greffés pulmonaires du TGH
https://www.facebook.com/groups/Support4LungTXatToronto
Pour obtenir davantage de ressources sur l'hypertension pulmonaire en général, y compris des ressources destinées aux aidants naturels, veuillez consulter notre liste de ressources




