Communiqué
Vancouver (C.-B.), le 6 novembre 2008 – L'hypertension artérielle pulmonaire (HAP) est une maladie dégénérative rapidement évolutive, qui cause le décès de 40 % à 55 % des personnes qui en sont atteintes au cours des deux premières années suivant son diagnostic[1]. Cependant, d'après un sondage sur la sensibilisation de la population à la maladie, mené en 2008 par Ipsos Reid, 87 % des Québécois ne connaissent pas cette maladie, ce qui fait du Québec la province du Canada où la maladie est la moins connue.
En outre, à la lumière du fait que 91 % de la population du Québec ne peut expliquer, ou peut expliquer avec difficulté, les différences existant entre l'hypertension artérielle pulmonaire et l'hypertension artérielle, il est probable que la maladie soit encore moins connue au Québec.
La nature non spécifique des symptômes de l'HAP et l'absence apparente de sensibilisation à cette maladie compliquent davantage son diagnostic, ce qui empêche les patients d'en discuter avec leur médecin.
« Les résultats du sondage, même s'ils ne sont pas surprenants, sont alarmants, affirme le Dr Steve Provencher, directeur de la clinique d'hypertension pulmonaire à l'Hôpital Laval de Québec. La première étape du diagnostic de l'HAP est la reconnaissance de ses symptômes; or, la sensibilisation insuffisante à cette maladie pourrait retarder sa détection. Tant que l'HAP n'est pas diagnostiquée, la maladie est plus susceptible de causer des effets dévastateurs sur la santé et la qualité de vie des patients, et de causer leur décès à court terme. »
Malgré la gravité de l'impact de l'HAP, les résultats du sondage démontrent que seulement 18 % des Québécois savent bien reconnaître les étourdissements causés par l'HAP, et que près du tiers des répondants du Québec savaient que la fatigue faisait partie des symptômes de la maladie.
« Novembre est le mois de la sensibilisation à l'HAP, l'occasion idéale de faire mieux connaître aux Canadiens et à leur médecin les symptômes de la maladie, son ampleur et son évolution rapide », affirme Darren Bell, président de l'Association d'hypertension pulmonaire du Canada.
L'HAP peut affecter de 2 000 à 10 000 Canadiens, et près de 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. L'HAP est caractérisée par un rétrécissement des vaisseaux sanguins transportant le sang du cœur vers les poumons. Au fur et à mesure que le diamètre des artères et des vaisseaux diminue, le cœur a de plus en plus de difficultés à y faire circuler le sang, d'où un stress croissant sur le cœur. Si ce rétrécissement des vaisseaux sanguins n'est pas traité, le cœur s'hypertrophie et l'insuffisance cardiaque apparaît.
Parmi les symptômes associés à l'HAP, notons des essoufflements inexpliqués, des douleurs à la poitrine, de la fatigue, une intolérance à l'effort, des étourdissements, des évanouissements et une enflure des pieds ou des chevilles. Ces symptômes peuvent atteindre n'importe qui, quel que soit l'âge, le sexe ou l'appartenance ethnique.
En plus du fait que l'HAP peut toucher n'importe quel Canadien, il peut être troublant d'apprendre que, selon Ipsos Reid, 50 % de la population du Québec considère l'HAP comme une maladie affectant principalement les hommes âgés de plus de 45 ans, et que seulement 11 % des Québécois savent que l'HAP peut être mortelle à court terme. « Il s'agit d'idées reçues erronées, d'après Darren Bell qui, en juillet 2007, a perdu son fils, Dylan, âgé de 12 ans, qui souffrait d'HAP. Si nous ne pensons pas correspondre au 'profil' d'une personne souffrant d'HAP, nous ne pouvons pas reconnaître les symptômes de cette maladie. »
Le diagnostic précoce et le traitement sont essentiels pour stabiliser l'évolution de l'HAP. Il existe plusieurs traitements approuvés de cette maladie au Canada. Selon le Dr Provencher, le principal serait d'identifier les patients atteints. « L'intervention précoce permettrait aux patients atteints d'HAP d'obtenir de meilleures issues cliniques et une meilleure qualité de vie. Les Canadiens et surtout les médecins doivent donc en apprendre davantage sur l'HAP, et si les symptômes ne correspondent à aucun des diagnostics fréquents, on devrait commencer à envisager l'HAP parmi les causes. »
Le Sondage de 2008 concernant les connaissances des consommateurs sur l'hypertension pulmonaire artérielle comptait 1 000 adultes canadiens âgés de 18 ans ou plus; le sondage a eu recours à l'Omnibus Express Ipsos Reid canadien, sous les auspices de l'Association d'hypertension pulmonaire du Canada. En tout, 24 % des répondants à ce sondage, mené auprès de 244 participants, étaient du Québec. À l'échelle nationale, les résultats du sondage sont fiables à raison d'une marge d'erreur de ± 3,1 %, 19 fois sur 20. Au Québec, la marge d'erreur est de + 6,2 %.
Le sondage a été réalisé entre le 21 et le 23 octobre 2008.
Le sondage a été possible grâce à une subvention sans restriction d'Actelion Pharmaceuticals Canada inc.
87 % des répondants ne connaissaient pas l'HAP.91 % des répondants n'ont pas pu ou ont eu de la difficulté à expliquer la différence existant entre l'hypertension et l'HAP.Seuls 11 % des répondants savaient que l'HAP était une maladie potentiellement mortelle à court terme.La moitié des répondants pensaient que l'HAP touchait surtout les hommes âgés de plus de 45 ans; seulement 6 % pensaient que la maladie pouvait atteindre les enfants âgés de moins de 18 ans.À la question de savoir comment ralentir l'évolution de l'HAP, seuls 13 % des répondants connaissaient la bonne réponse (« prendre des médicaments »), tandis que près de la moitié pensait à tort que « le fait de demeurer actif » constituait le principal moyen de freiner la maladie.
L'Association d'hypertension pulmonaire du Canada est un organisme à but non lucratif engagé à sensibiliser le grand public et les professionnels de la santé et à offrir de l'information au sujet des dangers de l'hypertension artérielle pulmonaire.
Pour en savoir plus sur l'HAP, veuillez consulter le site www.phacanada.ca.
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[1]D'Alonzo G, Barst RJ, Ayres SM, et al. Survival in patients with primary pulmonary hypertension. Ann Int Med 1991;115:343-49).