HTAP : première étude épigénétique mondiale pour traiter cette maladie

Hypertension artérielle pulmonaire : première étude épigénétique mondiale pour traiter cette maladie

05.30.2019

Source: ulaval.ca

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En marge de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle pulmonaire, l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval (l’Institut) est fier d’annoncer la mise sur pied de la première étude épigénétique mondiale sur le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP).

L’HTAP1 est une maladie vasculaire complexe qui touche principalement les jeunes entre 20 et 60 ans. La qualité de vie de ces patients demeure très précaire en raison de ses symptômes incommodants tels que l’essoufflement et la fatigue chronique. Bien que les traitements actuels atténuent partiellement les symptômes, il n’existe à ce jour aucun traitement pour guérir cette maladie grave qui peut être fatale en quelques années.

Grâce à une contribution exceptionnelle de 3,2 millions de dollars des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), de Resverlogix, et de la Fondation IUCPQ, l’étude clinique APPRoAcH (APabetalone for PulmonaRy Arterial Hypertension), appuyée par sept autres centres à travers le monde, sera mise sur pied. Cette étude sera dirigée par les docteurs Steeve Provencher, pneumologue et chercheur à l’Institut, cofondateur du Groupe de recherche en HTAP ainsi que professeur médecin titulaire à la Faculté de médecine de l’Université Laval, et Sébastien Bonnet, également chercheur à l’Institut et cofondateur du Groupe de recherche en HTAP, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en recherche translationnelle en maladies vasculaires pulmonaires et professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université Laval.

L’équipe de chercheurs souhaite miser sur une nouvelle molécule, l’apabétalone, qui aurait la capacité de modifier l’expression des gènes responsables de la multiplication des cellules qui s’accumulent au point de boucher les artères pulmonaires. « Si nous obtenons des résultats probants au cours de cette étude, nous espérons pouvoir améliorer la qualité de vie et la survie des personnes à travers le monde qui souffrent d’hypertension artérielle pulmonaire», a souligné le DSteeve Provencher.

Ce projet de recherche est le fruit du travail de plus de 25 chercheurs, professionnels de recherche et étudiants du Groupe de recherche en HTAP, qui y travaillent depuis plus de 7 ans, entre autres, grâce au soutien de la Chaire de recherche du Canada en recherche translationnelle en maladies vasculaires pulmonaires et Resverlogix, qui a collaboré avec le groupe lors de la première étude préclinique impliquant l’apabétalone.

« Le Groupe de recherche en hypertension pulmonaire réunit des chercheuses et des chercheurs des milieux cliniques et fondamentaux au sein d’un seul et même programme de recherche. C’est ce programme, basé à la fois sur l’investigation clinique et la recherche fondamentale, qui fait du Groupe une équipe de recherche performante et unique en son genre au Canada », explique Michel J. Tremblay, vice-recteur adjoint à la recherche, à la création et à l’innovation. « L’important financement des IRSC lui permettra de réaliser l’étude APPRoAcH, dont les résultats auront des retombées concrètes sur la qualité de vie des patients souffrant d’hypertension pulmonaire ».

Le groupe se démarque par son leadership et réussit l’exploit d’être à la fois auteur de découvertes précliniques et responsable de cette nouvelle étude clinique. L’Institut est reconnu au Québec et à l’international pour l’expertise de ses équipes médicales et de recherche en pneumologie. « Avec l’obtention de ce financement majeur, l’Institut démontre sa capacité d’innovation, son excellence en recherche et fait valoir son rôle de chef de file mondial en HTAP », a indiqué le Dr Denis Richard, directeur du Centre de recherche de l’Institut.

« Grâce à la découverte et au développement continu de l’apabétalone ainsi qu’aux travaux novateurs dans le domaine de l’épigénétique, nous sommes fiers d’appuyer ce progrès important dans le traitement potentiel de l’HTAP », a affirmé la Dre Ewelina Kulikowski, vice-présidente directrice, Recherche et développement de Resverlogix. « Ce travail est un exemple éclatant de la façon dont l’industrie et le monde universitaire peuvent tirer parti de leurs forces respectives pour faire progresser les traitements dans de nouveaux domaines thérapeutiques avec des besoins importants non satisfaits. »

Le concours annuel de recherche de la Fondation IUCPQ permet à de nombreux chercheurs d’entreprendre et de poursuivre des travaux de recherche au bénéfice de la population et des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, respiratoires et reliées à l’obésité. « L’annonce d’aujourd’hui est un exemple concret de l’effet levier qu’a la Fondation IUCPQ auprès de nombreux chercheurs dans l’obtention de financement externe pour poursuivre leurs travaux de recherche. Je suis donc particulièrement fière lorsque je vois l’impact qu’ont les subventions remises dans le cadre de notre concours annuel de recherche » a mentionné Mme Josée Giguère, directrice générale de la Fondation IUCPQ.

1. L’HTAP est une maladie rare qui se définit par l’épaississement de la paroi des petites artères au niveau des poumons. Cette paroi se durcit au fil du temps. Le rétrécissement engendré altère la circulation du sang et augmente la résistance à son passage. Donc, la pression artérielle pulmonaire s’élève. Cette pression entraîne un effort accru sur le cœur, ce qui peut mener à une insuffisance cardiaque droite. On estime qu’environ 1 million de personnes dans le monde en sont atteintes.

 

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